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udf25

Samedi 17 septembre 2005 6 17 09 2005 00:00

 

 Le contrat nouvelle embauche est la seule mesure réellement originale du plan de mobilisation pour l’emploi annoncé par le Premier Ministre. Ce contrat, présenté par le gouvernement comme une initiative majeure en faveur de l’emploi, mérite quelques mots d’analyse.

 Le principe est simple : il s’agit de permettre aux entreprises de moins de 20 salariés d’embaucher pour une durée pouvant aller jusqu’à deux ans et pouvoir licencier à tout moment au cours de cette période, avec pour seule indemnité un montant égal à 8 % de leur rémunération brute perçue depuis le début du contrat.

 L’objectif est à première vue louable : donner aux petites entreprises la possibilité de recruter en fonction de leurs besoins et de disposer d’une période de deux ans au cours de laquelle elles pourront se séparer de leur salarié si celui ci ne leur offre pas toute satisfaction,  surtout si l’activité de l’entreprise se met à décroître. Au terme des deux ans, l’employeur saura si l’activité ayant justifié l’embauche est durable et pourra décider de transformer le contrat de travail en CDI.

Par rapport à l’actuel CDD, le contrat nouvelle embauche présente donc deux avantages pour l’employeur :  

-    tester un salarié avant de lui proposer un CDI, ce qu’un CDD interdit officiellement de faire, puisque la loi considère que l’objectif du CDD est de répondre à un surplus temporaire d’activité,  

-    le licencier à tout moment si la situation de l’entreprise l’exige, alors qu’il lui faut attendre la fin du contrat pour se séparer d’un salarié en CDD, sauf faute grave ou lourde.  

Mais ce nouveau contrat risque d’avoir un coût social élevé. En effet, un salarié ballotté de CDD en CDD bénéficie au moins d’une situation stable jusqu’à la fin de son contrat (18 mois au maximum). Avec le CNE, l’employeur pourra non seulement mettre fin à son contrat à tout moment, mais, en plus, sans avoir à se justifier. L’indemnité perçue ne constituera qu’une maigre consolation, il recevra par exemple un mois d’indemnité s’il quitte l’entreprise au bout d’un an. Le salarié se retrouve ainsi avec une véritable épée de Damoclès au dessus de la tête.

 A l’issue des deux ans, rien ne garantit que l’entreprise offrira au salarié la stabilité d’un CDI : le texte prévoit même un délai de deux mois avant que l’entreprise ne puisse signer un nouveau contrat nouvelle embauche avec le même salarié. Cette nouvelle forme d’emplois précaires pourrait donc se généraliser.

 A plus long terme, on peut même craindre que les salariés, fragilisés par un avenir encore plus incertain, restreignent encore plus leur consommation, ce qui finirait par pénaliser la croissance et donc l’emploi.

 Plutôt que de décider cette mesure dans la précipitation, sans débat ni vote du Parlement, le Gouvernement n’aurait-il pas dû prendre quelques semaines de plus pour consulter la représentation nationale et les partenaires sociaux ? N’est-il pas envisageable de créer un peu plus de souplesse pour les artisans et les commerçants, sans nécessairement rendre le travail encore plus précaire ?

 Ainsi, on pourrait par exemple décider d’allonger la durée d’essai du CDI, qui est actuellement limitée à un mois (trois mois pour les cadres), afin de donner à l’employeur suffisamment de temps pour vérifier les compétences d’un salarié ? Lorsque la baisse de l’activité risque de mettre en cause la pérennité de l’entreprise, celle ci est aujourd’hui autorisée à procéder à des licenciements pour motif économique. Mais la Loi ne l’y autorise que si elle est déjà au bord du gouffre. Lorsque l’entreprise est contrainte de se réorganiser pour maintenir sa compétitivité, et que bien sûr, elle sait prouver que cette réorganisation est indispensable si elle ne veut pas disparaître, ne pourrait-on pas envisager qu’elle puisse licencier, sous certaines conditions étroitement contrôlées ? Dans ce cas de figure, on pourrait, en contrepartie, augmenter très sensiblement les allocations de licenciement, ces dernières étant de seulement 10 % d’un mois par année d’ancienneté (c’est à dire un mois de salaire pour un salarié présent depuis dix ans dans l’entreprise) ?

 Ce ne sont que des pistes qui montrent que d’autres choix sont possibles. Encore aurait-il fallu que le gouvernement ne confonde pas rapidité et précipitation et ait accepté d’en débattre.

En conclusion, faut-il rappeler que ce n’est pas ce nouveau contrat qui modifiera la vision que les entreprises se font de leurs perspectives d’activité ? Les réponses du gouvernement ne sont pas à la hauteur du défi majeur que constitue le chômage dans notre pays. Pour relever un tel défi, une politique beaucoup plus globale s’impose, avec notamment une modernisation de la fiscalité, une réforme de l’Etat, une action plus vigoureuse en faveur de la réduction de la dette publique, une priorité accrue à la formation et à la recherche.  

                           Laurent Bourquin (Montbéliard) Conseiller national

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Samedi 17 septembre 2005 6 17 09 2005 00:00

Le ministre d’État, ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement du territoire, a présenté un projet de loi organique prorogeant le mandat des sénateurs ainsi qu’un autre prorogeant le mandat des conseillers municipaux et des conseillers généraux, tous renouvelables en 2007.

 Le calendrier électoral de l’année 2007, s’il était inchangé, présenterait des difficultés majeures de mise en oeuvre. Entre les mois de mars et de septembre 2007 devraient se succéder les élections municipales et cantonales, l’élection présidentielle, les élections législatives et sénatoriales.

 Afin d’éviter une telle concentration de scrutins qui créeraient des interférences entre eux et nuiraient de surcroît à la participation, les deux projets de loi reportent une partie de ces élections et le calendrier suivant s’appliquera à notre département.

Avril - Mai 2007

 

 

 

Présidentielles

Mai - Juin 2007

 

 

 

Législatives

 

 

Mars 2008

 

 

 

Municipales
Cantonales
dans les cantons de Amancey, Audeux, Audincourt, Baume les Dames, Besançon Est, Nord-Est, Planoise et Sud, Boussières, Clerval, Hérimoncourt, Levier, L’Isle sur le Doubs, Maîche, Marchaux, Sochaux-Gd Charmont et Valentigney

 

Septembre 2008

 

 

 

Sénatoriales

 

 

 Les projets de loi prévoient également la prorogation d’un an, jusqu’en mars 2011, du mandat des conseillers généraux élus en mars 2004 afin de préserver le rythme de renouvellement triennal par moitié des conseils généraux, et la fixation à cinq ans du mandat des sénateurs élus en septembre 2008 afin de ne pas affecter la réforme du Sénat, qui ramène le mandat de sénateur de neuf à six ans et remplace le renouvellement triennal par tiers par un renouvellement triennal par moitié ; l’échéance de 2013, année d’aboutissement de la réforme, est ainsi respectée.

 

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Samedi 7 janvier 2006 6 07 01 2006 17:43

A l'heure où les comptes de la Sécurité sociale atteignent  un nouveau déficit - record de 13,2 milliards d'euros, et alors que le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) pour 2006 vient d’être adopté par l’Assemblée nationale grâce aux seuls soutiens UMP, il est intéressant de dresser un premier bilan de la réforme de l'Assurance maladie votée il y a un an sous l'impulsion de Philippe Douste-Blazy et dont la mise en œuvre pratique, c'est-à-dire son "Service Après - Vote", est revenue au nouveau Ministre de la Santé et des Solidarités, Xavier Bertrand.  

 

Les objectifs de cette réforme étaient clairs : dégager, à l'horizon 2007, 10 milliards d'euros d'économies sur le fonctionnement de l'assurance maladie et 5 milliards en ressources nouvelles 

 

Les recettes supplémentaires sont au rendez-vous : augmentation de la CSG, forfait de 1 euro par consultation, augmentation du forfait hospitalier.  

 

En revanche, les économies attendues sont plus difficiles à réaliser. Elles sont en effet basées sur des évolutions structurelles du système de santé, dont les bénéfices ne peuvent être instantanés ; le décalage de calendrier de rétablissement des comptes avec l'urgence de la situation financière est pour une part inévitable. Celui-ci est d'ailleurs accentué par au moins trois éléments :  

 

- le déploiement des mesures est moins rapide que prévu : la mise en place de Dossier Médical Personnalisé (DMP) se fait attendre et l'arrivée de la carte Vitale 2 vient d'être retardée avec une utilisation progressive jusqu'en juillet 2007, 

- de plus, leur coût représente un frein,

- enfin, certaines mesures améliorent l'efficacité et la qualité du système, sans générer d'économies nettes.

Il est donc à noter que la diminution des dépenses est plus aléatoire et tient plus du changement des mentalités par la responsabilisation des patients et des médecins. Or, cette responsabilisation implique à la fois une meilleure information des patients et un véritable contrôle des médecins.

On peut ensuite craindre que la réforme mise en place possède des effets pervers : naissance d'une "médecine à deux vitesses", inapplicabilité des parcours de soins, alliées à l'insincérité d'un budget qui prévoit un retour à l'équilibre des comptes en 2007.

 Ceci se traduit par une inégalité entre ceux qui sont prêts à payer plus pour rester dans des délais raisonnables de consultation ou pour bénéficier d'une complémentaire remboursant les dépassements d'honoraires, et ceux qui ne pourront pas se le permettre.

A noter ensuite que si la complexité du parcours de soins regorge de cas particuliers et d'exceptions, elle promet aussi une application extrêmement difficile pour le futur médecin traitant.

Enfin, la gouvernance de l'assurance maladie a également été modifiée et la création de l'Union Nationale des Caisses d'assurance maladie (UNCAM) dont le Directeur général est nommé par le gouvernement instaure une véritable étatisation de la Sécurité sociale. Il aurait été préférable de mettre en œuvre une décentralisation de la santé grâce, par exemple, à un responsable unique au niveau régional pour la médecine de ville, les établissements, la prévention et la formation, qui puisse prendre en compte les besoins et développer une politique de santé de proximité. Ceci passe par la création d'Agences régionales de santé, largement défendues par l'UDF.  

 

                                                 Pierre SIMON - Conseiller national (Pontarlier) 

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Samedi 7 janvier 2006 6 07 01 2006 17:56

 

L'État français, depuis 25 ans, est entré dans une ère de gestion budgétaire schizophrénique : d'un côté, un discours rassurant qui se traduit par des annonces multiples très favorables aux citoyens contribuables (baisse d'impôts, dénationalisations, toujours plus de prise en charge sociale, etc.), d’un autre côté, une pratique budgétaire immuable, consistant à creuser des déficits budgétaires abyssaux, gagés sur nos impôts.

 La dette publique est passée de 64 milliards d'euros en 1980 à 1 100 milliards d'euros en 2005. Et, les seuls intérêts de la dette représentent 15% du budget de l'État.

La droite, souvent présentée comme vertueuse, est tout aussi responsable de ce constat accablant. En 2005, la France est en état de cessation de paiement (selon les critères de Maastricht) avec une dette proche de 1 100 milliards d'euros, soit 7 200 milliards de francs.  

Ainsi, aujourd'hui, chaque Français est porteur d'une dette publique égale à près de 18 000 euros. La famille française moyenne (2 parents, 2 enfants) est ainsi engagée à hauteur de 72 000 euros.

Cette dette, chaque français doit la rembourser par ses impôts, par son travail.

 En 2006, le Gouvernement a déjà programmé, et c’est un comble, une aggravation de cette situation puisqu'il a prévu une dette publique de 1 162 milliards d'euros.

 

UN EXEMPLE DE DEFICIT ORGANISE PAR L'ETAT LUI MEME : L'ESSENCE

La taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP) frappe chaque litre d'essence ou de diesel vendu en France.  Avec l'augmentation inexorable du prix du litre à la pompe depuis quelques mois, on aurait pu penser que la TIPP dégagerait un solde très positif et donc de substantielles recettes fiscales pour l'État… Il n’en est rien.   

La chute de la consommation d'essence en France a conduit à une minoration de la TIPP de 400 millions d'euros alors que le surplus de TVA sur la TIPP n'est que de 370 millions, soit un déficit de 30 millions. Autrement dit, l'augmentation du prix de  l'essence (constitué à 58 % de taxes) entraîne une baisse de rendement de l'impôt et oblige en plus l'État à prendre des mesures d'assistance catégorielles qu'il va falloir financer par un budget, déjà en déficit :    

·   aides à la cuve pour les particuliers : 300 millions €

·   aides aux agriculteurs : 30 millions € 

·   aides aux pêcheurs : 2 millions €

·   allégement de taxe professionnelle pour les routiers : 185 millions €

 

à Coût total = 517 millions d'euros non budgetés en 2005

 

Moralité : il aurait peut être fallu baisser les impôts, plutôt que de corriger par un déficit budgétaire supplémentaire, les effets pervers d'une fiscalité trop élevée sur l'essence.

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Dimanche 5 mars 2006 7 05 03 2006 14:40

Il est difficile d’aborder en quelques lignes la réforme fiscale, tant ce sujet est vaste et complexe. Aussi, après un rapide rappel des faits, nous n’esquisserons que quelques pistes de réflexion, dans la perspective d’un débat plus large.  

Le niveau global des prélèvements obligatoires ne cesse d’augmenter en France depuis de nombreuses années : il représentait en 2004 près de 44 % du PIB, contre 40,6 % en 2000 et 34 % en 1970. La France a ainsi rejoint le "peloton de tête" des pays scandinaves, loin devant l’Allemagne (38 %), et le Royaume-Uni (37 %).  

L’autre grande "exception française" est la répartition de ces prélèvements obligatoires : pour 100 euros prélevés, 47 vont à la Sécurité Sociale, 39 à l’Etat et 14 aux collectivités locales. Ce niveau élevé de cotisations a une double conséquence : il alourdit le coût du travail et incite les employeurs à délocaliser, il renchérit le coût des marchandises fabriquées en France et incite les consommateurs à acheter chinois ou indien.   

Second record français, les dépenses publiques qui représentent 54 % du PIB. Là encore, l’écart se creuse avec nos principaux partenaires : 48 % en Allemagne et 40 % au Royaume-Uni.

La différence entre recettes et dépenses, c’est le déficit, qui dépasse largement le seuil des 3 % du PIB depuis la réélection de Jacques Chirac en 2002. Il en résulte un troisième record (en tout cas pour un pays développé !) : la dette publique non seulement est très élevée (64 % du PIB en 2004), mais elle ne cesse d’augmenter (45 % en 1993).

 Face à un tel constat, deux attitudes sont possibles :

 - d'une part, le fatalisme du Gouvernement UMP qui se contente d’effets d’annonce : réduction du nombre de tranches de l’impôt sur le revenu ou suppression de certaines niches fiscales. Mais quand un immeuble se lézarde, ce n’est pas en donnant un coup de peinture fraîche que l’on assure sa pérennité.  

 - d'autre part, une  réforme en profondeur de l’ensemble de l’édifice : c’est cette voie que réclame l’UDF.

 Pour cela, il faut commencer par dire la vérité aux Français : compte tenu des perspectives de croissance, il ne sera mathématiquement pas possible de réduire au cours des prochaines années le poids global des prélèvements obligatoires, sauf bien sûr à accepter que la dette publique continue de s’envoler.

Toute réforme en profondeur doit, comme l’a souligné François Bayrou lors de l’Université d’été de l’UDF, "libérer le travail des charges accumulées qui pèsent sur lui, [en réalisant] un déplacement massif de ces charges, du travail vers un autre marqueur de l’activité de notre société". D’après une étude récente de la Commission Européenne, cette surtaxation du travail coûte à la France deux points de chômage. Si l’on veut réellement casser le cercle vicieux qui pousse les entreprises à remplacer les hommes par des machines, ou par d’autres hommes à l’autre bout de la planète, pour ensuite faire reposer les prélèvements sur un nombre encore plus restreint de salariés cotisants, on voit bien qu’une refonte globale s’impose et non quelques mesures "cosmétiques".

Pour finir, voici quelques pistes que chacun pourra librement commenter, compléter et/ou critiquer :  

ü       rendre les cotisations sociales (y compris la CSG),  beaucoup plus progressives, afin d’alléger le coût des bas salaires, et donc favoriser l’embauche des jeunes et des salariés peu qualifiés, 

ü       transformer, comme l’a proposé François Bayrou, la CSG en une cotisation sociale universelle assise sur l’ensemble de la valeur créée par l’entreprise et non comme c’est le cas aujourd’hui, uniquement sur la valeur créée par le travail,

ü       étudier, comme l’a également demandé le Président de l’UDF, la mise en place d’une "contribution Tobin" de 0,1 ou 0,2 %  sur les échanges bancaires, 

ü       envisager une simplification encore plus drastique, mettant toutes les formes de revenus sur un pied d’égalité, évitant les effets pervers décrits précédemment. 

Les pistes sont nombreuses, toutes impliquent des changements profonds que tous les Gouvernements successifs ont refusé d’entamer.  

 

Laurent BOURQUIN - Conseiller national (Montbéliard) 

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